Bordeaux : Le tribunal de grande instance

Des salles d’audience en forme de cônes (© Valérie Appert).

Des silos ? Des huttes, des cuves ? Ou plutôt « des bouteilles rangées dans un casier », selon l’expression de l’architecte londonien Richards Rogers qui en concevant ce bâtiment déroutant a voulu le rattacher à la tradition vigneronne de la région bordelaise ? Sous son enveloppe de verre, le nouveau Tribunal de Grande Instance aligne sept salles d’audience en forme de cônes, habillées de bois lamellés-collés, disposant d’une ouverture au sommet pour laisser entrer à flots la lumière naturelle. Etonnantes salles circulaires dont l’intérieur, tapissé d’un bois clair et chaleureux, rend paradoxalement apaisants ces petits théâtres où se jouent les drames juridiques ! Cette enfilade de sept formes intimistes et douces contraste avec la mise en évidence de toutes les voies de circulation, escaliers et passerelles métalliques ; un souci de lisibilité et de transparence que Richards Rogers, pionnier du style high tech, appliquait déjà dans les années 70, avec Renzo Piano, au centre Georges Pompidou à Paris.

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